Edouard Carpentier

Edouard Carpentier

L’annonce du décès de l’ancien lutteur Édouard Carpentier a créé une véritable onde de choc.

Jacques Rougeau et Gino Brito père, deux des grandes vedettes de ce sport au Québec, estiment que celui qui est décédé en fin de semaine dernière a tout simplement révolutionné la lutte, à l’époque.

Étudiant en éducation physique chez lui, en France, et membre de la Résistance française durant la Deuxième Guerre mondiale, Carpentier a représenté son pays aux Jeux olympiques de Londres, en 1948, en gymnastique. Fort d’une mécanique impeccablement huilée pour ce qui allait devenir son métier, le jeune homme s’est amené au Québec en 1956 où il immédiatement séduit les foules.

«Il a carrément révolutionné notre sport, clame Brito. Il était très fort techniquement au sol. Mais il a été le premier à grimper sur le troisième câble et à exécuter de la voltige. Vraiment, il mystifiait les foules.»

«Personne n’était plus acrobatique que lui, ajoute Jacques Rougeau. La voltige, c’est lui qui a inventé ça. J’ai donné le surnom de « Carpentier et demie » à mon fils. Édouard pour moi, c’est un monument. J’espère qu’on va lui organiser toute une parade et qu’on va ériger une statue à son honneur», a-t-il lancé sur les ondes de LCN.

On n’a jamais oublié les Rougeau, notamment parce que plusieurs frères et neveux combattaient. Mais, soutient Brito, qui est aujourd’hui âgé de 69 ans, «Carpentier a été LA grande vedette de son époque et LA tête d’affiche lorsque ce sport a fait son apparition dans les débuts de la télévision».

Brito, qui réside toujours à Saint-Léonard, tient à rappeler aux plus jeunes que Carpentier faisait accourir les Montréalais pour les soirées au stade De Lorimier (aussi appelé stade des Royaux) où s’entassaient jusqu’à 30 000 spectateurs.

Celui qui a souvent voyagé en compagnie du défunt précise que Carpentier n’est jamais retourné vivre sur le Vieux Continent, que c’est ici qu’il est demeuré au terme de sa carrière. «Mais le décès de son épouse a été un très dur coup pour lui. Je pense qu’il ne s’en était pas tout à fait remis.»

Rougeau, lui, conserve d’impérissables souvenirs de Carpentier devenu commentateur de la lutte à la télé.

«Il terminait toujours l’émission par À la semaine prochaine si Dieu le veut. C’était devenu sa marque de commerce.»

Autant Brito que Rougeau ont tenu à souligner que Carpentier s’avérait un homme d’une extrême gentillesse et d’un grand sérieux.

«En tournée, ce n’était pas le genre à aller prendre une bière après une soirée de travail, ajoute Brito. Il a toujours été soucieux de sa santé.»

Patrick Laprade, qui s’apprête à publier un bouquin sur l’histoire de la lutte au Québec, note que Carpentier a non seulement été un champion au Québec, mais dans plusieurs grandes villes des États-Unis également.

«Aussi, il ne faut pas oublier qu’il a été entraîneur, le seul au Québec à avoir dirigé des jeunes sur trois décennies.»

Source: fr.canoe.ca

C’est avec tristesse que nous avons appris cette nouvelle, une grande personne qui a révolutionné le catch, un homme qui a illuminé un sport, une passion,… Un français qui aura marqué l’esprit des plus grands fans de lutte… L’équipe de Wwe-Fr décerne ses plus grandes condoléances à ses proches et fans.

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